• Les céréales européennes ont démarré cette semaine en baisse pour la quatrième séance consécutive et ont ainsi atteint leurs plus bas niveaux depuis juillet 2021.
Aux ajustements de fin d'année et à la sortie de l'échéance de décembre sur Euronext s'ajoute un manque de demande pour les céréales d'origine française. Il y a peu d’intérêt d’achat sur les marchés nationaux et internationaux, ce qui justifie la pression baissière actuelle.
Cependant, le blé français s'échange désormais à parité avec le blé russe, autour de 237 $/t pour la première fois depuis 3 mois.
Au-dessus de 1,09, le ratio euro/dollar joue un rôle important puisque si le blé Euronext March de mars a perdu 15 €/t depuis le début du mois, en dollar il a presque diminué de moitié à 7 $/t. Les acheteurs internationaux devront désormais profiter de cette baisse avant les traditionnelles vacances de Noël. Hier, des appels d'offres ont été lancés par le Bangladesh et le Pakistan, tandis que le Maroc s'est de nouveau rapproché des opérateurs français.
En raison de la création unilatérale d'un corridor, l'Ukraine augmente le taux de chargement à Odessa. Même si les conditions climatiques peuvent temporairement ralentir les flux vers la région de la mer Noire, le pays reste un fournisseur privilégié sur la scène internationale. L'Europe, voire la Chine, en profitent, notamment en maïs, où les volumes chargés jusqu'à présent sont importants.
De son côté, le canola n'a pas progressé mais s'échange désormais au-dessus de la barre des 440 €/t pour les contrats à terme de février sur Euronext.
Le blé américain n'a pas été épargné par la baisse globale des céréales, tombant à environ 5,30 $/boisseau, le niveau le plus bas depuis août 2020. À ce contexte incertain a été aggravé par une augmentation de 2 points du pourcentage de blé classé de bon à excellent, à 50%. En même temps, USDA a confirmé que la récolte de maïs est terminée, avec 96 % de la récolte déjà récoltée.
La météo au Brésil est toujours étroitement surveillée étant donné l'importance de la production de maïs de ce pays pour le potentiel d'exportation des États-Unis. La concurrence entre les deux origines est rude, et même si le Brésil a gagné des parts de marché ces derniers mois, l'attention se porte sur le retour des Américains sur le marché. Plus de 70 % des superficies de soja du Brésil sont désormais ensemencées, grâce à des pluies récentes qui, bien que dispersées, ont rassuré les commerçants.

Cotation Euronext 27.11.2023 (GMT+1)
Blé (€/t)
| Décembre 2023 | 213,00 | au 6,00 Février |
| 2024 mars | 222,00 | au 3,75 Février |
| mai 2024 | 226,25 | au 3,75 Février |
| Septembre 2024 | 227,25 | au 3,00 Février |
| Décembre 2024 | 230,75 | au 2,75 Février |
Maïs (€/t)
| 2024 mars | 201,00 | au 3,75 Février |
| Juin 2024 | 208,75 | au 2,75 Février |
| Août 2024 | 213,00 | au 1,50 Février |
| Novembre 2024 | 213,00 | au 0,25 Février |
| 2025 mars | 213,00 | au 3,75 Février |
Colza (€/t)
| Février 2024 | 441,75 | + 3,75 |
| mai 2024 | 446,00 | + 3,25 |
| Août 2024 | 446,25 | + 2,75 |
| Novembre 2024 | 452,50 | + 3,00 |
| Février 2025 | 452,75 | + 2,75 |
Article rédigé par Gabriela Dan, rédactrice en chef d'Arta Albă
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